Coupez l’eau au moustique tigre

L’Aedes albopictus, également appelé « moustique tigre »,  se développe en quatre étapes : œuf, larve, nymphe et adulte.

Le moustique tigre privilégie de petites quantités d’eau claires pour pondre ses œufs et se développer. Il se développe dans toutes sortes de récipients et réservoirs artificiels où l’eau peut stagner : vases, pots, fûts, bidons, bondes, rigoles, avaloirs pluviaux, gouttières, terrasses sur plots…

Le moustique tigre a une activité principalement le jour avec une recrudescence d’activité le matin et en fin de journée. C’est donc dans la journée qu’il faut se protéger.

4 astuces pour reconnaître un moustique tigre :

  • C’est un moustique : il a donc deux ailes, une paire d’antennes longues et une trompe dans le prolongement de la tête,
  • Il a des rayures noires et blanches (pas de jaune), sur le corps et les pattes,
  • Il est très petit, environ 5mm,
  • Il est source de nuisance et pique le jour. Sa piqûre est douloureuse.

Se protéger contre le moustique tigre, c’est d’abord éliminer les lieux de vie et ses lieux de ponte :

Moustique Tigre - Visuel "Larve moustique"  250*205

Deux gestes simples sont donc essentiels :

  • Éliminer les endroits où l’eau peut stagner, à l’intérieur comme à l’extérieur : coupelles des pots de fleurs, pneus usagés, encombrants, vérifier le bon écoulement des eaux de pluie et des eaux usées des gouttières… Pensez aussi à entretenir les sépultures dans les cimetières, lieux propices au développement des moustiques ;
  • Couvrir les réservoirs d’eau : bidons d’eau, citernes, bassins avec un voile ou un simple tissu ainsi que les piscines hors d’usage.

La prévention individuelle passe par l’utilisation de moyens de protection physiques et chimiques :

La dengue, le chikungunya et le Zika se transmettent d’homme à homme principalement par l’intermédiaire de moustiques du genre Aedes. Lors d’une piqûre, le moustique prélève le virus sur une personne infectée. Après un délai d’incubation chez le moustique de l’ordre de quelques jours et à l’occasion d’une autre piqûre, le moustique peut transmettre le virus à une personne saine. Pour se protéger, il faut :

  • Porter des vêtements longs et protéger les pieds et chevilles, ce sont des mesures très efficaces pour réduire l’exposition aux piqûres.
    L’imprégnation des vêtements par des insecticides renforce cette protection (avantages : persistance du produit, coût et sécurité d’emploi puisque le contact avec la peau est fortement réduit).
  • Utiliser des répulsifs cutanés, ils contiennent un principe actif qui éloigne les insectes sans toutefois les tuer (à  appliquer sur toutes les parties découvertes du corps (à l’exception des muqueuses et des lésions cutanées étendues), visage compris, durée de la protection entre 6 à 12 heures selon la concentration du produit et de la température extérieure, à renouveler en fonction de la transpiration ou des bains et des douches, l’utilisation de crèmes solaires diminue l’efficacité de protection des répulsifs et réciproquement).Consultez la liste des répulsifs recommandés par le Ministère de la santé :
    http://social-sante.gouv.fr/IMG/pdf/tableau_repulsif_recos_mars_2016.pdf

    Des précautions d’emploi sont à respecter notamment chez l’enfant et chez la femme enceinte. L’emploi de moustiquaires de berceau est le moyen prioritaire de protection efficace des jeunes enfants et la protection par le port de vêtements couvrants est particulièrement recommandée ;

  • Dans l’habitat, il est possible d’équiper portes et fenêtres de moustiquaires afin de réduire la présence de moustiques. Cette barrière physique peut être complétée par le traitement systématique, à l’aide d’insecticides, des rideaux de portes, voilages, fenêtres et séparations intérieures ainsi que par l’utilisation de répulsifs domestiques comme les diffuseurs électriques. Les tortillons fumigènes ne doivent être utilisés qu’à l’extérieur. Les moustiques n’aimant pas les endroits frais, la climatisation est également un bon moyen de protection individuelle

Consultez :