1 juin 2014

Tourisme

 

Bordée par la Dordogne, la commune de Saint-Sulpice-de-Faleyrens est située dans la plaine de la Juridiction. Elle est l’une des huit communes de l’ancienne Juridiction de Saint-Emilion à être inscrite au Patrimoine mondial de l’Humanité, par l’Unesco, en 1999, au titre de « paysage culturel ».

 

UNE RICHESSE DE PAYSAGES

 

Saint-Sulpice-de-Faleyrens a la chance de bénéficier d’un deuxième classement par l’Unesco. En effet, la rivière Dordogne est reconnue « Réserve Mondiale de Biosphère » La commune est composée de paysages variés : un paysage de plaines, de vignes et un paysage de palus caractérisé par les berges de la Dordogne.

 

La zone de palus, la plus humide, se compose d’une faune et d’une flore extraordinaires. Elle est peuplée de cigognes, de hérons, d’aigrettes. Les promenades y sont très agréables.

Saint-Sulpice-de-Faleyrens est une commune où il fait bon vivre. On y regarde couler la Dordogne dans un sens, puis dans l’autre, un phénomène causé par le mascaret, une vague au coefficient très élevé.

 

Cette richesse de paysages harmonieux justifie pleinement l’inscription de la commune au Patrimoine mondial de l’Unesco (intégrer le lien interne vers Patrimoine mondial).

Des paysages qui ne seraient rien sans les paysans et les agriculteurs, qui les ont façonnés.

 

DES MONUMENTS HISTORIQUES REMARQUABLES

 

Sur la commune de Saint-Sulpice-de-Faleyrens, on compte plus d’une centaine de propriétés viticoles ainsi que de très belles bâtisses historiques comme le Château Castelot, près du coteau, où Henri IV s’arrêta pour dormir, en 1578. Le Château Monbousquet est le seul château à Saint-Emilion, à produire un vin blanc sec. Il est érigé au milieu d’un très beau parc d’où on peut entendre des paons criailler. Enfin, le Château de Lescours, dans lequel Henri IV a séjourné et Louis XV a fait halte, et qui a conservé ses douves.

 

Le monument immanquable de Saint-Sulpice-de-Faleyrens est le Menhir de Pierrefitte, pierre érigée de plus de 5 mètres de hauteur en bord de Dordogne. Vieux de 5 000 ans, il est classé aux Monuments historiques. Il est remarquable par sa taille mais aussi par sa légende. On raconte que le menhir aurait attiré l’attention du moine Emilion, alors en pèlerinage, et qu’il aurait décidé de s’installer dans une grotte du rocher calcaire, une combe, toute proche.

 

Autre monument incontournable, l’église, datant du XIIème siècle. Elle est classée monument historique dans son intégralité, depuis 2008. Près d’elle, une croix est édifiée, au milieu du cimetière. Au soleil levant, une vierge s’y dessine. Elle laisse la place au Christ, au soleil couchant.

 

Ce patrimoine naturel et culturel, chargé d’histoire, doit être respecté, surveillé et entretenu. Un message important que les habitants de Saint-Sulpice-de-Faleyrens souhaitent transmettre aux générations futures.

 

 

Pour en savoir plus sur les balades possibles :

 

  • Office du Tourisme du Grand Saint-Émilionnais

+33 (0)5 57 55 28 29

http://www.saint-emilion-tourisme.com

 

  • Mairie de Saint-Sulpice-de-Faleyrens

+33 (0)5 57 24 75 26

lamairie@saintsulpicedefaleyrens.com

 

LES SENTIERS DE RANDONNEE

La réalisation en 2003 de 120 Kms de chemins de randonnées sur la Juridiction de Saint Emilion dont 12,5 Kms en boucle sur la commune, offre un atout supplémentaire en matière de tourisme.

Les activités touristiques sont liées à la découverte du vignoble et la visite des propriétés viticoles.
Les bords de Dordogne et la découverte de la faune et de la flore de la palus, en vélo ou à pied, sont les principaux atouts touristiques de la Commune.

 

 

LE MENHIR DE PIERREFITTE

Dans la vallée de la Dordogne, au bord de la route menant de Libourne à Saint-Sulpice de Faleyrens, se dresse le célèbre mégalithe de Pierrefitte bien reconnaissable à sa forme évoquant une gigantestque spatule. Ses dimensions imposantes (hauteur 5,20 m, largeur maximale 3 m, épaisseur 1,5 m; sa masse est estimé à 50 tonnes) en font le plus grand menhir de Gironde, mais aussi du Sud-Ouest de la France. Ses rivaux de la Chalosse (Sainte-Colombe et Larivière) et de l’Agenais (Tayrac) sont bien moins majestueux.

Constitué d’un bloc monolithe de section quadrangulaire et légèrement incliné, il est le résultat d’un énorme travail collectif des populations neolitiques. Taillé dans un calcaire à astéries, le bloc a été extrait vraisemblablement des affleurements de Saint-Émilion, situés à environ 2,5 km du site. Ce travail témoigne d’un véritable exploit de la part de ses constructeurs.

Le menhir présente à sa partie inférieure un curieux étranglement, qui peut être le fait de ceux qui l’ont érigé ou d’un travail plus récent des carriers. Sur l’une de des faces, à 0,70 m au dessus du sol actuel, on remarque un « trou à offrandes » de forme circulaire creusé au Moyen-Âge.

La datation de cet élégant mégalithe est difficile en l’absence de matériel lithique ou céramique fermement associé. Situé à proximité de la région la plus riche en allées couvertes, que l’on date traditionnellement du Néolithique récent (2600-2300 av. J,-C.), il est vraissemblablement contemporain de ces dernières.

Des textes juridiques du treizième siècle font état du monument qui est désigné sous le nom de « Petra Fixa » et qui servait à borner les limites de la juridiction de Saint-Émilion.

Les habitants le fêtent à chaque solstice d’été. Selon la croyance, « la pierre levée » avait la réputation de garantir bonheur et prospérité. Les jeunes gens s’y rendaient pour bénir leurs amours.

 

 

 

L’EGLISE DE SAINT SULPICE

 

L’église de Saint-Sulpice de Faleyrens a été contruite au XIIe siècle. En témoigne encore aujourd’hui son abside romane qui a fait l’objet d’une inscription sur l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques dès 1925, huit décennies avant que l’église soit classée dans son ensemble Monument Historique, le 19 août 2008.
Des baies de style roman, ornées de vitraux, évoquent, elles aussi, l’origine médiévale de l’église. Des fouilles ont toutefois permis de remonter plus haut dans le temps : elles ont mis à jour des sarcophages mérovingiens du VIe siècle.

L’édifice a subi de nombreuses modifications au XIXe siècle. Il a été agrandi: la nef s’est allongée vers l’ouest (longueur intérieure totale : 31,25m, nef et chœur inclus) et elle a été complétée de deux bas-côtés, l’un au nord en 1845, l’autre au sud en 1859 (largeur intérieure totale : 16,87m). Côté ouest, un nouveau porche d’entrée a marqué la fin des travaux. Il est surmonté d’un clocher à base carrée terminé d’une flèche en pierre qui culmine à 31 mètres soit, particularité qui mérite d’être signalée, d’une taille égale à la longueur de l’église.
Le chœur de l’église comporte une belle voûte en berceau qui repose sur une corniche à traces d’échiquiers. Au dessous, sept arcades appliquées en plein cintre retombent sur des colonnes aux chapiteaux décorés de stries et de tiges entrelacées. Sous la deuxième arcade, côté nord, se trouve la dédicace de l’église à saint Sulpice, sans que l’on sache s’il s’agit du maître saint Sulpice-le-Sévère ou de son élève saint Sulpice-le-Pieux, tous deux évêques de Bourges au VIe siècle, tous deux inspirateurs en 1641 du séminaire de Saint-Sulpice à Paris, célèbre pour avoir converti les populations indiennes du Canada au catholicisme.

En 1987, la municipalité a entrepris de nouveaux travaux de restauration. En novembre 1987, pour épauler son action, a été créée l’Association pour la Restauration de l’Eglise Romane de Saint-Sulpice de Faleyrens (A.R.E.S.S.). Ces derniers grands travaux de restauration doivent être achevés fin 2009.

Le samedi 23 janvier 2010, l’église rouvrait ses portes après près d’un an de travaux. Une messe inaugurale fut célébrée par l’abbé Emeric de Rosières assisté par l’abbé Daniel BERTAUD.
A la fin des années 80, la municipalité décidait d’engager un programme de réhabilitation s’échelonnant sur plusieurs années: Le chœur et les 2 autels latéraux ont retrouvé leur splendeur d’origine mettant en valeur cette architecture du XIIe siècle, témoin de notre histoire. Autour de l’abside, des fouilles ont permis de découvrir 3 séquences principales d’occupation du cimetière.

Au milieu des années 90, une première tranche de restauration extérieure de la nef a été réalisée. Déterminée et votée au budget 2007 sous la municipalité précédente, la restauration intérieure de la nef a débuté au cours du 1er trimestre 2009, travaux coordonnés par Mrs GONDRAN (ABF) et LONCAN (D.P.L.G.) Architectes et Mr RIEU (DRAC).
Le montant des dépenses à la fin de la totalité des travaux (depuis 1986) est de 598.000 euros, La commune en a pris à sa charge 40% soit 241.000 euros.

L’A.R.E.S.S.(Association pour la Restauration de l’Eglise de Saint Sulpice de Faleyrens) a contribué A ces travaux en restaurant, entre autres : Vitraux, autel et statue de la Vierge, autel et statue de Saint- Joseph, autel central en pierre, lustres, porche, statues de Saint Pierre et Saint Sulpice, crèche,… Le montant de ces restaurations s’élève à 67.500 € dont 30.000 € de subventions.

L’Eglise est ouverte le dimanche de 10h à 19h et en semaine, une porte vitrée (avec un détecteur allument
la nef) vous permettront de pouvoir admirer l’interieur l’église de 8h à 17h.